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ITW/Taekwondo: « Nous avons réussi à lever haut le drapeau ivoirien dans le monde » (Nadège Ahou)

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Nadège N’Dri Ahou  (catégorie des moins 67 Kg) est l’une des cadres de l’équipe nationale de taekwondo de Côte d’Ivoire. Dans un entretien à SPORTIF 225, l’athlète, fière du parcours de ses coéquipiers aux récents Jeux Olympiques de Rio donne les raisons de son absence  de la compétition à l’issue de laquelle la Côte d’Ivoire a remporté deux médailles. « Grâce à l’encadrement des coachs, les taekwondo ins, ont réussi à lever haut le drapeau ivoirien dans le monde », fait-t-elle savoir.

 

Pourquoi avez-vous choisi le taekwondo ?

Mon amour pour le taekwondo a commencé quand je me suis mise à trainer avec mes frères et à les suivre tout le temps à leur entrainement. C’est ainsi qu’un jour maître Tadjou Attada, ceinture noir 6e dan, est arrivé chez nous récupérer mon frère Konan Charles pour qu’il parte s’entraîner avec l’équipe nationale ivoirienne de taekwondo et je suis sortie saluer le maitre. C’est ainsi qu’il m’a demandé si je ne souhaiterais pas  pratiquer le taekwondo, toute contente j’ai répondu oui .C’est ainsi que tout est parti.

Le maître m’a apporté mon premier dobok et j’ai commencé les entraînements. Dans cette même période j’ai eu à participer à mon premier championnat. J’en suis sortie vainqueur et là je me suis dit pourquoi ne pas m’accrocher à cette discipline sportive car à la base le taekwondo m’a appris beaucoup dans la vie, entre autres la sagesse, la maîtrise en soi et la défense. Avec ce sport, on a aussi une ouverture d’esprit.

 

Avez-vous pensé à faire carrière dans le taekwondo au départ ?

Oui et mon but c’est d’obtenir une médaille olympique.

 

Qu’en est-il de votre parcours dans ce milieu ?

Quand j’ai été vainqueur de mon premier championnat, j’ai eu envie de me lancer dans d’autres championnats et ça marchait à chaque fois d’où ma sélection en équipe nationale A de taekwondo.

Mon premier voyage hors de la Côte d’Ivoire remonte à 2006, ce fut lors du Championnat d’Afrique organisé au Kenya. Trois ans plus tard en 2009, j’ai été championne du monde francophone challenge et médaillée de bronze au championnat d’Afrique organisé au Cameroun.

J’ai participé à mes premiers Jeux Africains au Mozambique où j’ai été sortie en quart de finale. Suite à cela, j’ai écopé d’une sanction sans savoir vraiment le pourquoi. Tout m’a découragé et j’ai même voulu tout arrêter mais mon maitre m’a donné  des conseils. J’ai repris et ma sanction a été levée.

Après la levée de ma sanction, j’ai repris les compétitions notamment  les J.O de Londres, le championnat du monde de Puebla à Mexico, le championnat d’Afrique de Tunisie où j’ai été vice-championne.

Au championnat du monde disputé au Mexique mes coéquipières et moi avions terminé vice-championnes du monde.

Aux Jeux Africains de Brazza, j’ai fini médaillée de bronze et ainsi de suite. Grâce à l’encadrement de maître Tadjou et les autres coachs, nous avons réussi à lever haut le drapeau ivoirien dans le monde.

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Quelles étaient les véritables raisons de la sanction dont vous avez écopé  les  années en arrière ?

Je ne pourrai vous en dire plus puisque moi-même jusqu’aujourd’hui je ne sais pour quelles raisons j’ai été sanctionné pour un an en 2010 et pour cinq ans en 2011. Je me suis toujours posée la question mais je n’ai trouvé aucune réponse et l’on ne m’a donné aucune réponse aussi. DIEU seul sait pourquoi mais je continue la tête haute.

 

Pourquoi n’aviez-vous pas participé aux J.O de RIO ?

Parce que le coach m’avait demandé de descendre à une catégorie où je devais perdre près de 10 kilos, j’ai essayé de les perdre mais ça n’a pas marché car je n’avais aucun soutien. Je me suis découragée et j’ai préféré céder ma place à une autre pour qu’elle parte tenter sa chance et je suis très fière d’elle.

 

De qui s’agit-il?

Etant donné que je ne suis pas la seule fille de l’équipe nationale ivoirienne de taekwondo, ça aurait été une personne autre que moi. Le choix du coach s’est porté sur Mamina Koné  et je suis fière d’elle.

 

Comment avez-vous trouvé le niveau de vos coéquipiers lors des JO de  Rio?

J’ai été tout le temps en contact avec eux, ils avaient le moral très haut et le talent qui y allait avec donc je leur faisait confiance.

 

En dehors du sport, que faites-vous ?

Je suis étudiante en deuxième année de Finances comptabilité et gestion d’entreprise.

 

Arrivez-vous donc à concilier sport et études alors ?

Oui, oui j’arrive à concilier les deux et je m’en sors même plutôt bien car c’est une question d’organisation au niveau de l’emploi du temps.

 

Quels sont vos projets d’avenir ?

Dans un premier temps terminer mes études après avoir fait une bonne carrière sportive. Travailler, me marier et avoir des enfants.

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Quels conseils donnerez-vous aux plus jeunes qui souhaiteraient empruntez vos pas ?

Je leur demande d’abord de ne pas abandonner l’école, se mettre à fond dans les études quand bien même ils auront le sport. S’entrainer aussi très dur sans relâche. Autant que le sport soit très important pour la santé, il peut apporter une ouverture d’esprit.

 

Annick Boni

 

 

 

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