Kader Kéita

Kader Kéita (Ex-international): « Le plus important, c’est de rester toujours professionnel et prêt à rebondir »

En 2009, il devient le troisième plus gros transfert réalisé par l’Olympique Lyonnais. Montant: 10, 495 milliards FCFA en provenance de Lille OSC. Ce qui le place sous les Spotlight de la planète foot.

Deux saisons plus tard, Abdul Kader Kéita après des passages à Galatasaray, Budapest, Doha et Bandung est rentré dans les rangs.

Pour Sportif225, l’ancien attaquant de l’Africa Sports son club de cœur et des Eléphants de Côte d’Ivoire parle de sa supposée ruine, sa carrière sportive et du phénomène ‘’Popizaigne’’.

 

Kader Kéita

Comment êtes-vous arrivé au football

Je suis arrivé au football grâce à Dieu tout d’abord et ensuite pour mes qualités innées qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui et je dis MERCI à DIEU pour tout et à la bénédiction de mes parents.

 

Kader Kéita peut-il revenir sur ses débuts?

Mon parcours, je pense que tout le monde le connait un peu car après mes débuts dans le championnat ivoirien (Africa Sports), je me suis retrouvé très jeune à l’étranger. En Tunisie (Etoile Sportive du Sahel) ensuite dans le Golf (Al Ain, Al Sadd) pour me retrouver à Lille où j’ai eu la possibilité de vraiment exprimer mon talent à travers un grand championnat.

De là, sont arrivées d’autres bonnes propositions qui m’ont propulsé aux yeux du monde et ainsi de suite.

 

Et là, vous jouez toujours au football ?

Oui mais en ce moment, je suis plutôt concentré sur mes propres affaires et aussi pour me soigner le genou qui me fait très mal depuis un bon moment.

 

Mais les rumeurs rapportaient que vous étiez dans un club indien la saison dernière. Est-ce exact ?

Non, ce n’était que des mensonges. Je n’ai jamais été en Inde mais ça peut être possible pourquoi pas ? Sinon, je n’ai jamais été l’an dernier en Inde.

 

Donc en ce moment nous pouvons conclure que vous êtes sans club ?

Comme tout joueur, il peut arriver qu’on soit sans club mais le plus important c’est de rester toujours professionnel et prêt à rebondir.

 

Après la guérison de votre genou, vous rechausserez les crampons alors?

Cela n’est pas une priorité mais si une bonne proposition se présentait pourquoi pas ? Ça serait pour moi un défi sinon Kader Keita a toujours la ‘’grinta’’comme on le dit dans notre jargon.

 

Pensez-vous être toujours bon pour le service ?

Oui bien sûr. Sinon, je pense que le football ivoirien a besoin de personnes expérimentées comme nous car nous pouvons investir dans des clubs et en permettre d’être parmi les élites de notre pays comme par exemple l’Africa mon club de cœur.

Je ne vais pas être prétentieux mais je dirais oui je peux toujours apporter de la joie et du plaisir à mes fan.

 

A 35 ans aujourd’hui, quel bilan pourriez-vous dresser de votre carrière ?

Le bilan, je le trouve plutôt positif mais avec beaucoup de recul aujourd’hui, je me dis que ma carrière aurait pu être encore plus extraordinaire mais comme je le dis toujours un homme ne doit jamais avoir de regrets mais se servir des expériences vécues pour aller de l’avant et c’est ce que je fais de jour en jour.

 

La sélection ivoirienne vous manque-t-elle ?

Oui. Mais bon, faut savoir tourner la page. C’est sûr que j’ai passé de beaux moments avec 72 sélections à mon actif et c’est un rêve que beaucoup de joueurs aimeraient vivre, représenter son pays et porter haut les couleurs c’est quelque chose de vraiment énorme.

Aujourd’hui, il y a une nouvelle génération et il faut lui laisser sa chance. C’est sûr mais ça été une joie de venir jouer pour les supporters au ‘’Félicia’’ et le MERCI leur revient car un footballeur c’est certes le talent mais ce sont les supporter qui le rendent fier.

 

Comment avez-vous vécu votre échec face à la Zambie lors de la CAN 2012 ?

Tous nos échecs ont été très difficiles et celui face à la Zambie en 2012 a été énorme, car après avoir fourni tant d’efforts jusqu’à la finale nous perdons aux tirs au but mais vous savez tout ce que Dieu a écrit, nul ne peut l’éviter mais félicitations à cette équipe de la Zambie qui n’a pas non plus démérité.

 

Comment avez-vous vécu la victoire de cette ‘’nouvelle génération’’ à la Coupe d’Afrique des nations en 2015 ?

Je l’ai vécu comme tout Ivoirien avec une immense joie et fierté. J’ai été heureux d’être Ivoirien et de voir ce trophée dans notre pays.

Notre génération a tout essayé sans y arriver mais si les jeunes l’ont fait, on ne peut que les féliciter et leur dire merci.

 

Quels est votre avis sur les matchs joués par cette nouvelle génération dernièrement ?

Aujourd’hui, il n’y a pas de petites équipes. Toutes les équipes prêtes à concourir aux qualifications sont très bonnes. Tout ce qui reste à faire à cette nouvelle génération, c’est que nous anciens leur apportons si possible notre savoir et nos expériences.

 

Vous vous sentez oublié ?

Non, non. Je ne pense pas du tout que je suis oublié. Je crois que rien n’a changé. Tout est toujours pareil.

 

Quels conseils pouvez-vous apporter à cette nouvelle génération pour ces qualifications du mondial ?

Pour les qualifications du mondial, mon conseil est simple. Qu’ils jouent le football que les ivoiriens connaissent et qui les ont toujours épaté.

Surtout qu’ils pensent à la nation car une grande équipe comme la Côte d’Ivoire aujourd’hui se doit d’être au mondial pour le bonheur de la population qui supportent sans relâche et présence.

 

Vos plus beaux souvenirs de carrière ?

J’en ai tellement eu que je ne sais quoi citer mais mes souvenirs restent les plus beaux instants de ma vie et de tout ce que j’entreprends dans le positif.

 

Que répondez-vous à tous ceux qui prétendent que vous êtes ruiné ?

(Rire)… Tous ceux qui parlent de moi ne me connaissent pas réellement donc je ne pourrais pas répondre mais ce que je peux ajouter c’est que je reste le même Popizaigne.

 

Dans quelles domaines d’activités Kader Keita a-t-il investi ?

J’ai beaucoup investit dans l’immobilier et plein d’autres domaines dont je préfère garder pour moi.

 

Vos projets ?

M’investir dans une équipe ivoirienne mais on verra ce que l’avenir nous réserve. In’challah.

 

Etes-vous intéressé par la musique ?

La musique est un domaine que j’aime beaucoup. J’adore la danse etc…

Cela me permet d’évacuer, de me vider de mes soucis. C’est un domaine que j’ai toujours aimé depuis mon enfance.

 

Quels sont les conseils de Kader Kéita à la jeunesse ivoirienne ?

Je demanderai à la jeunesse d’être studieuse, d’éviter d’emprunter la route de la facilité et d’être beaucoup ambitieuse et courageuse car rien ne s’acquiert dans la facilité.

Toute chose acquise avec le courage dans la souffrance est toujours savouré avec fierté et dignité.

A mes fans, je leur dirai MERCI d’avoir fait de moi ce que je suis devenu aujourd’hui et de toujours croire en moi car je reste ‘’La Popizaigne’’.

 

Annick Boni

 

 

 

 

 

 

 

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