Moustapha Diaby

Moustapha Diaby: «Je ne souhaite pas évoluer pour la Côte d’Ivoire »

Neveu d’un ancien défenseur des Eléphants de Côte d’Ivoire devenu champion d’Afrique en 1992 au Sénégal, Moustapha Diaby ne rêve pas d’étrenner  la tunique orange. La faute à une « injustice » faite à son oncle par la Fédération ivoirienne de football (FIF).

Rencontre avec un Ivoirien « devenu » Suédois.

Moustapha Diaby

Moustapha Diaby, pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?

Salut à tous. Moi, c’est Moustapha Diaby. Mes amis d’enfance me surnomment Moustapha Djinan et ceux du football m’appellent Diabinho.

Je suis né le 02 décembre 1998 à Dabou. J’évolue au poste de défenseur central en Suède dans un club appelé Orebro SK à Allswenska. Un club qui est dans le top des divisions de Suède mais j’ai été prêté à un autre de D3 le Mjallby Aif où je gagne en expérience.

 

Pourquoi le football ?

J’ai choisi le football parce que c’était mon rêve et en même temps une obligation de poursuivre le rêve de mon géniteur qui n’a pas eu la chance d’évoluer dans un club professionnel en son temps.

 

Quand tout cela a-t-il commencé ? 

Mes débuts ont été miraculeux. Je dirai qu’à l’âge de six ans, j’ai intégré le centre de formation du Makafa FC à Adjamé 220 logements. Après quatre ans passés là-bas, à l’âge de dix ans je pars au WAC de Williamsville, aujourd’hui en L1 ivoirienne.

À mes 14 ans, je fais la rencontre d’un recruteur français qui avait un partenaire à Abidjan et je suis allé pour un test en Belgique dans un centre de formation de Genk. J’y ai passé  trois semaines. Le club m’a fait revenir au pays.

L’année suivante, ce même recruteur français avec son partenaire d’Abidjan, un monsieur du nom de Dopiemen Fofana, ont ensemble trouvé un point de chute pour moi au Portugal dans un club de D3 appelé Torreense FC et vu mon jeune âge puisque j’avais 15 ans à l’époque, le club m’a proposé un contrat junior.

Là-bas, je jouais en rotation et grâce à ce système, plusieurs clubs comme le Girona d’Espagne où je jouais la Segunda division ont voulu de mes services. Après l’Espagne, j’ai été prêté avec option d’achat à un club suédois appelé Syrienska qui avait un bon plan vraiment séduisant que j’ai accepté mais j’ai été plus tard vendu à l’Orebro SK un autre club suédois mais vu mon âge, je ne pouvais pas évoluer en D1 car je ne suis pas Européen et la FIFA l’interdit aussi donc l’on m’a prêté à un autre club de division inférieure pour que je sois plus expérimenté avant mes 18 ans et j’ai eu mes 18 ans le 2 de ce mois. On verra la suite.

 

Comment se passe votre saison actuelle ?

Ma saison s’est terminée le 6 novembre et en tant que défenseur central, j’ai marqué 3 buts. Mon club recherchait le maintien donc je me suis donné à fond dans chaque match offensivement et défensivement.

 

Quels sont tes projets de Moustapha Diaby?

Marquer mon nom dans le milieu du football suédois et finir ma carrière en devenant coach d’une équipe suédoise.

 

Moustapha Diaby

On remarque dans vos dires que vous ne parlez que de la Suède et non de la Côte d’Ivoire, y a-t-il une explication ?

Oui, je ne nomme pas mon pays d’origine qui est la Côte d’Ivoire parce que je ne souhaite pas évoluer pour la Côte d’Ivoire et sa sélection.

Si un jour, il me faisait appel, je dirai non car mon oncle Diaby Sékana a mouillé le maillot pour la Côte d’Ivoire mais après une blessure, les dirigeants en son temps lui ont tourné le dos. Il s’est soigné seul.

 

Et donc vous comptez évoluer pour quelle nation ?

Je crois que vous le savez déjà. (Pause). La Suède et si le sélectionneur de l’équipe nationale suédoise m’appelait un jour, je dirai oui sans hésiter.

 

De beaux moments de la Suède ?

Si je garde toujours des beaux moments comme le jour où je me suis entrainé sur le même terrain que des internationaux suédois et norvégiens de renoms comme Robert Aahman, Patrick Hagninge, Michael Ahmeback et voilà.

 

Comment occupez-vous vos temps libres ?

Je joue au Basketball. J’aime aussi aller voir des matchs de hockey sur glace. Je passe aussi le clair de mon temps chez moi soit devant la télé ou l’ordi. Je me repose beaucoup.

 

Vos mots de fin

Je dirai à tous ceux qui me liront que dans la vie, on a toujours affaire à l’échec qui est plus tard suivi de victoire. Il ne faut jamais abandonner son combat, prier et croire au bon Dieu. Chercher des bénédictions de nos proches. Faire d’énormes sacrifices et s’éloigner des gens qui ne nous font pas avancer. Amour et paix dans le cœur de tous les Ivoiriens.

 

Annick Boni

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