Mondial 2014: Elimination de l’Espagne : La fin (réelle) du cycle !

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Décevante, vraiment décevante a été cette équipe espagnole ce mercredi 18 juin 2014 au stade Maracaña de Rio de Janeiro face au Chili. L’Espagne qui devait montrer un sursaut d’orgueil pour réagir après l’humiliation subie face aux Pays-Bas a encore déçu. 0 à 2 en faveur du Chili et grosse désillusion espagnole qui a fait mentir tous les pronostics alors qu’elle était considérée jusque là comme un grand favori de cette compétition. Les statistiques du match se présentent comme suit :

ESPAGNE 0 – 2 CHILI
15 Total des tirs 7
9 Tirs cadrés 4
14 Fautes 15
56% Possession (%) 44%
7 Corners 1
2 Buts arrêtés 9
1 Hors-jeu 2
0 Carton rouge 0
1 Carton jaune 2

 

 

Avec pourtant des changements effectués par Vicente Del Bosque, en remplaçant Piqué par Javi Martinez en défense centrale et Xavi par Pedro pour donner de l’explosivité à l’attaque, la Roja n’aura jamais sonné la révolte.

En face le Chili a opposé un 3-5-2, système utilisé par la Hollande et qui avait bien fonctionné face à l’Espagne. On peut dire qu’un milieu très densifié avec 3 défenseurs centraux causent un blocage au jeu espagnol. Et dire que l’Espagne avait bien commencé avec un pressing haut. Ils ont eu ensuite du mal à imposer leur style de jeu face à une bonne résistance chilienne qui s’imposait physiquement. Les espagnols ont poussé sans y arriver, sans vraiment être incisifs à part les tentatives d’Alonso (15’) et Costa (27’).

Pourtant les chiliens n’ont pas manqué d’efficacité. But de Vargas après une récupération du Chili. En seulement quelques touches de balles, Vargas réussit à se retrouver seul face à Casillas pour le dribler et marquer, des gestes corrects. On a vu là les errements de la défense espagnole pratiquement absente. Les chiliens ont continué à bien se regrouper en défense, ont récupéré de nombreux ballons suivies de relances dans le but de jouer. Ce qui a beaucoup gêné l’Espagne dont la défense laxiste a encore laissé de l’espace à Aranguiz (43’) cette fois qui a eu tout le temps de contrôler le ballon après un coup-franc repoussé par Casillas dans l’axe de la surface de réparation, et mettre un pointu hors de portée du gardien. Douche froide pour les espagnols qui ont perdu la confiance en eux. Aucune réaction jusqu’à la pause. C’est un cauchemar pour la Roja !

 

La seconde mi-temps a été une déception renouvelée. Costa manque de spontanéité face au but à la suite d’une merveille de passe d’Iniesta (48’). Et Busquets qui manque l’immanquable (53’). Comment a-t-il pu manquer le but de l’égalisation sur une telle occasion face aux buts ouverts ? C’était le signe d’une équipe sans solution. Surtout que le chili se permettait de rivaliser dans le jeu avec le champion en titre qui déployait toutes ses armes. Koké, Torres et Cazorla ont remplacé Alonso, Costa et Pedro. Il faut dire que l’Espagne fait trop de passes en retrait comme si on était au Rugby. Conséquence, le Chili parvenait toujours à se regrouper et déjouer les contre-attaques espagnoles.

Pourquoi ne pas tenter des frappes à l’entrée de la surface de réparation adverse ? Voulant forcement passer par l’axe et se faire des passes jusqu’aux buts adverses. L’Espagne a bien eu du mal à varier, se limitant à tourner avec le ballon à l’approche de la surface chilienne, sans solutions de frappes. D’ailleurs personne ne voulait tenter de frappes lointaines qui peuvent pourtant tromper le gardien.

Le Chili a bien joué et a su contrer les champions espagnols grâce à cet intéressant 3-5-2 qui commencera à donner des idées aux autres sélectionneurs.

Je peux dire que le style « Tiki Taka » n’est plus celui qui fait gagner en Europe. A l’image du Barça, la Roja a connu un pic grâce à son jeu flamboyant mais le jeu court et rapide en une touche de balle est devenu bien fébrile face au jeu direct, rapide en quelques passes et avec beaucoup de physique comme celui de l’Atletico, du Real Madrid ou du Bayern.

2010 : 2 buts encaissés en 7 matchs. 2014 : 7 buts encaissés en 2 matchs. On passe d’une armada invincible à une équipe aux abois. Carles Puyol manque horriblement à cette défense. Casillas manque de confiance. Les conséquences du choix de Mourinho, reconduit par Ancelotti. San Iker, symbole d’une Espagne qui gagne, est désormais le symbole d’une équipe «K .O ». Alors qu’on ne peut pas compter le nombre de fois où Iker a sauvé la Roja qui ne marque pas beaucoup.

Si je devais classer les attaquants espagnols sur cette saison, ce serait :

1) Diego Costa ;

2) Alvaro Negredo ;

3) Fernando Llorente ;

4) David Villa et

5) Fernando Torres.

Allez-y comprendre quelque chose !

Le choix des attaquants étaient incohérent d’où le manque de solutions à la pointe de l’attaque espagnole.

Le règne de l’Espagne est terminé. Elle rejoint le Brésil de 1966, la France de 2002 et l’Italie de 2010, tenants du titre éliminés dès le premier tour d’un mondial. C’est désormais évident : c’est la fin du cycle.

                                                                                                            Aubin A. GUEU

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