Rencontre avec Amza Gamal, Président-Fondateur de l’OSA

Former de jeunes footballeurs afin de leur permettre de réaliser leur rêve: devenir des footballeurs professionnels.

Tel est l’objectif que s’est assigné Amza Gamal, le Président-Fondateur de l’OSA. Pour ce faire, il mise sur la discipline, le sérieux et l’organisation. Nous l’avons rencontré…

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Pouvez-vous présenter à nos lecteurs ?       

Moi c’est Sylla Amoudjata à l’état-civil. Je suis plus connu sous le pseudonyme d’Amza Gamal. Mes joueurs m’appellent aussi Gami One. Je suis le Président-Fondateur du centre de formation de football Olympic Sport d’Abobo. Et je suis le Coach principal.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ce centre ?

C’est la passion du football. Je suis un passionné depuis tout petit. Mais dans la vie, il y a ce que tu veux et ce que Dieu veut. Mes parents n’ont pas voulu. Ils sont passés par tous les moyens pour m’empêcher de jouer. Donc en 1996 après une grave maladie, j’ai décidé d’arrêter de jouer au foot… Mais je voulais toujours demeurer dans ce milieu. C’est ainsi que l’idée m’ait venue de créer mon centre de formation. Ça s’est imposé à moi d’avoir mon centre de formation sinon je n’y ai pas pensé au départ. Je voulais juste être  dans le football. Rien d’autre…

Depuis quand existe l’OSA ?

Depuis décembre 2001, OSA a pris forme. On a commencé les activités en 2002. Et on a été affilié à la Fédération Ivoirienne de Football en 2003.

 Quels sont vos objectifs à l’OSA ?

Quand je créais le centre, j’avais 21ans et immature. Je n’avais pas d’objectifs; je voulais juste être dans le foot c’est tout. Maintenant, mon objectif est de former de bons footballeurs, les donner aux clubs de première division ivoirienne et l’équipe nationale. C’est ce qui m’anime aujourd’hui.

Quelles sont les catégories qui composent l’OSA ?

Les catégories phares d’OSA  sont au nombre de quatre(4) :

        Pupille : moins de 13ans

        Minime : moins de 15ans

        Cadette : moins de 17ans

        Junior : moins de 20ans

Ces quatre catégories sont basées sur la qualité et sur le talent. En plus, nous avons les poussins où tout le monde peut jouer surtout les moins talentueux et les amis. C’est du social.

Comment devenir pensionnaire de l’OSA ?

Pour devenir un pensionnaire d’OSA, c’est très facile. Moi, je suis ouvert à tous parce que le bon joueur personne ne le connait d’avance. Lorsqu’un enfant m’interpelle dans la rue : « Coach, je veux jouer chez toi ». Je réponds : OK, viens ! Tout le monde peut entrer à OSA mais tout le monde n’y reste pas longtemps. On rentre à OSA par son talent et son comportement.

On paye quelque chose ?

On ne paye rien. Tous ceux que tu vois ici ont chacun six (6) tenues : trois (3) maillots d’entrainement, trois (3) tenues de sorties pour les matchs. L’enseignement est aussi gratuit.

Vous êtes, semble-t-il, très stricte au niveau de la discipline. Pourquoi ?

Quand tu es à OSA, il faut être sérieux et courageux. Moi je n’accepte pas que mes enfants fréquentent les maquis, les filles,la cigarette. Le sport de haut niveau demande trop de condition physique. Je suis convaincu qu’on ne peut pas s’en sortir si on n’est pas conscient.

Depuis les débuts de mon centre, j’ai instauré cette rigueur quelque soit le talent. Rares sont les joueurs qui ont réussi en étant inconscients. Pour devenir un footballeur de haut niveau, il faut adopter un comportement adéquat digne de ce nom. Effectivement, les gens disent que je suis dur et compliqué, que j’abuse mais le résultat il est là : j’ai 20 à 21 professionnels hors de la Cote d’Ivoire. J’ai près de 50 joueurs évoluant dans le championnat national. Chez moi l’éducation de l’enfant est primordiale. On ne change pas une équipe qui gagne. Depuis 13 ans, ma méthode marche. Le jour où elle ne marchera plus, je vais la changer.

 

Votre centre de formation constitue un réservoir pour l’équipe nationale de Cote d’Ivoire. Pouvez-vous donner des noms à nos lecteurs ?

Aujourd’hui en équipe nationale A, on connait tous YAH KONAN Didier, TRAORE Lacina, DIARRASSOUBA Viera. Par le passé, ALLI N’DRI Vincent y a joué.

Récemment, la CAN cadet que la Cote d‘Ivoire a remporté, j’étais le seul centre à avoir 3 joueurs dans cette sélection de même pour le Mondial de la même catégorie. Ce sont : NIANGBO Anderson (auteur du dernier tir au but en finale), DIABY Souleymane (match contre le Ghana), BAKAYOKO Moussa (qui a fait un doublé contre la Finlande).

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Quel sentiment vous anime lorsque vous les voyez jouer au haut niveau ?

Fierté, fierté, franchement fierté. Mais cette fierté est entachée par la mauvaise foi de certains footballeurs.

Quels rapports entretenez-vous avec vos anciens élèves devenus stars ?

Quand ils deviennent riches, nous ne représentons plus rien à leurs yeux. Leurs parents nous combattent. Ma passion me domine sinon, j’ai mal. Mais je suis musulman et j’ai foi en Dieu donc je dis : alhamdoulillah.

Vous savez, mettre un enfant au monde c’est important mais ce n’est pas un privilège. Faire réussir un enfant, son éducation c’est ce qui est difficile et le plus important. C’est cela que nous faisons. Sur une vingtaine de professionnels, c’est peut-être avec un ou deux au maximum troisque  je suis en bons termes. Mais ce comportement m’importe peu, voilà pourquoi suis encore là. Je suis certains que les choses vont changer.

Qu’est-ce qui fait la différence entre l’OSA et les autres centres ? Comment arrivez-vous à faire la concurrence au géant Mimosifcom ?

Bah… C’est trop fort ce mot. Mimosifcom est unique. Ils sont hors catégorie. Ce serait prétentieux de ma part de dire que je vais f&aire la concurrence à l’Académie Mimosifcom. La différence entre nous et les autres centres, c’est le sérieux et l’organisation: fondement de notre réussite. Le courage à lui seul ne suffit pas sinon nous sommes tous courageux.

Quels sont les problèmes auxquels vous êtes confrontés ?

Le problème principal est l’inconscience des jeunes ivoiriens. C’est un problème général qui a pris de l’ampleur avec le fléau du « broutage ». La jeunesse est pourrie. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Jeter l’éponge ? Non, il faut combattre ce fait. Sincèrement c’est notre grande difficulté. Ensuite, c’est le manque de local et d’infrastructures adéquats. Je pense qu’avec nos joueurs qui sont riches on ne devait pas s’entrainer à l’école Habitat ici. Aujourd’hui quand tu entends OSA partout et tu vois le terrain, c’est décourageant. On a des millionnaires, des milliardaires… inutilement.

Vos grands succès  !

Savoir que c’est un de mes joueurs qui offre la CAN cadette à la Cote d’Ivoire. C’est des moments de joies immenses. L’année passée, mes enfants ont été champions de Cadets avec Bassam. A mon jeune âge, j’ai fait presque tous les pays de l’Europe. C’est une grâce.    

                                                               

Notre entretien est terminé. Quel est votre mot de fin ?

D’abord, je vous dis merci. Je ne connaissais pas. Maintenant, je vais être un des abonnés. Je vous dis merci pour cette marque de considération à l’endroit de ma personne et de mon centre. Je dis également merci au créateur du football. Ce sport très passionnant auquel ma vie appartient. Mon seul vœu est que nos footballeurs soient reconnaissants envers nous. Nos vrais droits, c’est leur reconnaissance.

Interview réalisé par Abass

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Monsieur le president du centre olympique sport d abobo je vous salus au profond respect.je me nomme Gbeaka steve evrard jai 16 ans je suis en seconde au lycee de man.jaime bcoup le foot,mon ambition est de devenir footballeur jaimerais integrer votre centre enfin d ameliorer mon talent.je viens toujours en vacance abidjan mon quartier est abobo pk 18 voici mon numero 46290627 et 42006999 et aussi mn adresse email:gbeaka@gmail.com svp j attend votre reponse avc sincerite.

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