Interview / handball : Konan karl Olivier « rapporter le plus de trophées à mon pays »

Konan Karl Olivier pratique le handball depuis la classe de 6e. Âgé de 19 ans, c’est l’une des révélations de la saison 2013-2014. Ce jeune plein de talents allie parfaitement sport et études. Major de sa promotion durant tout son parcours secondaire à l’EMPT, il étudie le Droit à l’Université. Avant l’entame des carrés d’As l’arrière gauche, de l’Entente Sportive de Bingerville (ESB), a bien voulu accorder quelques instants à Sportif 225. Ses débuts, le bilan à mi parcours de la saison avec son club, ses ambitions personnelles sont entre autres des sujets qu’il aborde.

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Peux-tu te présenter aux néophytes du handball?

Mon nom c’est Konan Karl Olivier, j’ai 19 ans. Je suis étudiant en 1e année de Droit. Handballeur j’évolue au poste d’arrière gauche à l’Entente Sportive de Bingerville.

Peut-on avoir une idée de ton parcours ?
J’ai commencé à pratiquer le handball depuis la classe de 6e à l’EMPT, Ecole Militaire Préparatoire Technique sous la houlette de monsieur Koné Lassina, le coach de l’équipe de l’internat d’alors. C’est grâce à lui que j’ai intégré l’équipe de l’Entente Sportive de Bingerville (ESB). Après le BAC, j’ai été orienté en faculté de droit et grâce à mon évolution au handball j’ai pu bénéficier de plusieurs stages dans des clubs de handball en France, notamment Nantes, Chambéry Savoie, Cesson Rennes, Aix en Provence.

Pourquoi avoir choisi de pratiquer le handball ?
En 6e on avait le choix entre plusieurs disciplines, ma mère a joué au handball, elle a même jouée dans l’équipe nationale. Elle fait partie de la génération 80 du coup quand le coach m’a proposé d’intégrer l’équipe de hand j’étais partant. Elle fait partie de la génération 80 du coup quand le coach m’a proposé d’intégrer l’équipe de hand j’étais partant.

Comment as-tu réussi à bénéficier de nombreux stages en France ?
J’ai été sélectionné pour participer à un tournoi à Objat, une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin. Il était organisé par l’ex international Français, Daouda Karaboué et a réunit l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Roumanie et la Côte d’Ivoire, seul pays Africain de compétition. Suite à une bonne prestation il m’a contacté pour des stages dans des clubs plus aguerris. Nous avons terminé à la 3e place du tournoi en 2013.

Comment ces stages se sont passés ?
Le premier à Nantes était plutôt difficile parce que la notion était différente de notre perception du handball. Les entrainements se déroulaient sur du parquet en lieu et place de goudron en Côte d’Ivoire. L’utilisation constante de la résine sur le ballon était nouveau quelque chose de nouveau pour moi et surtout les séances de musculation que nous effectuions 2 fois par semaine. A mon retour, j’ai effectué d’autres essais ils étaient plutôt abordables parce que je m’étais habitué.

Quelles ont été tes impressions ?
Je n’étais pas tout à fait surpris, parce que je n’étais pas à mon premier voyage en Europe. Je me suis rendu en Allemagne dans le cadre d’un concours linguistique. J’étais plutôt heureux et enthousiaste de me frotter à d’autres joueurs, aux équipes bien connues de la planète handball.

Quels souvenirs gardes-tu des différents stages effectués ?
Je garde de beau souvenirs et cela m’a permis de gagner en expérience, je garde de beaux souvenirs des Français qui ont été très hospitaliers avec nous au point de nous recevoir dans des familles d’accueil, histoire de découvrir la culture du pays.

Avec ton club, l’ESB, comment les choses évoluent elles ?
On a eu une ascension fulgurante, de la catégorie junior on est directement monté en D2. On se sentait capable d’affronter nos ainés, ce qui s’est fait puisqu’on a terminé champion de D2 en 2013 devant des équipes plus expérimentées. Nous avons également joué la finale de la coupe nationale face à la SOA, Société Omnisport de l’Armée. Nous étions très heureux malgré la défaite parce que nous avons démontré ce de quoi nous sommes capables.

Quel bilan dresses-tu de votre première saison en D1 ?
Nous avons très mal commencé, en perdant successivement nos 3 premiers matches. Ce n’est qu’à partir de la 4e journée que nous nous sommes relancés dans la compétition. Cela nous a permis de terminer à la 4e place, synonyme de qualification pour les carrés d’as. C’est un challenge de pourvoir titiller les plus grands en leur montrant qu’il n’y a pas que l’âge qui compte sur le terrain, mais aussi les performances

Quels sont les objectifs pour les carrés d’As ?
Sans trop se lancer de fleurs, on voudrait jouer la finale du carré d’As. Nonobstant le manque d’expérience nous avons à cœur de réaliser cet exploit.
Quelles sont les compétitions auxquelles tu as participé ?
J’ai participé au Challenge Trophy 2012 au Ghana et aux Jeux de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Compétition à l’issue de laquelle j’ai été élu meilleur joueur.

Qu’est ce qui justifie ton absence lors de l’édition 2014 du Challenge Trophy ?
J’ai manqué la compétition pour des raisons de disponibilité, j’aurais pu effectuer le déplacement s’il y avait un peu plus d’organisation.
Que t’inspire la place occupée par la Côte d’Ivoire à l’issue de la compétition ?
C’est une frustration de savoir que la Côte d’Ivoire a terminé à cette place. Avec une organisation et une bonne préparation liée aux compétitions internationales on aurait pu remporter le trophée malheureusement cela ne s’est pas fait. C’est donc un sentiment de frustration.

Un mot du niveau du hand ivoirien ?
Je pense que le niveau est en dessous du niveau international, cela pourrait s’expliquer par le manque d’infrastructures sportives et l’insuffisance des moyens mis à la disposition aussi bien du ministère que de la fédération. Comparé aux années antérieures je pense que le hand a perdu sa valeur, il n’y a plus d’engouement pour ce sport spectaculaire qui a rapporté de nombreux trophées à la Côte d’Ivoire. On a la capacité et les performances c’est juste une question d’organisation et de bonne volonté.

Que proposes-tu ?
Chaque amoureux de la petite balle doit faire sa part de sacrifice pour relever le niveau de la discipline. Nous devons tous concourir à un objectif commun : celui de hisser plus haut notre discipline. Pour cela il faut de l’honnêteté, de la persévérance et surtout de la volonté. On a besoin de plusieurs infrastructures sportives pour pratiquer ce sport, de moyens pour les joueurs qui font d’énormes sacrifices parce qu’amoureux de ce sport.

Comment arrives-tu à concilier sport et études ?
Pour arriver à concilier études et sport il faut beaucoup de rigueur et de courage, car ce n’est pas évident de retourner à ses cahiers après un match ou des séances d’entrainement. Cela requiert une organisation minutieuse.

Serais-tu prêt à abandonner les études pour une carrière professionnelle ?
Même si j’arrivais à signer un contrat pro en Europe, je n’abandonnerai pas pour autant les études, je ferai des cours en ligne histoire de me recaser plus tard.

Quelles sont tes ambitions personnelles ?
J’ai comme ambition de toujours me frotter aux plus grands du handball international et de rapporter le plus de trophées à mon pays.

Lequel des championnats européens t’attirent le plus ?
Je suis fasciné par le championnat Français de handball, parce que la plus part des meilleurs joueurs du monde y évoluent.

Le handballeur qui t’inspire ?
Michael Hansen, l’arrière gauche Danois évoluant au PSG Handball.

Ton club préféré ?
Le PSG Handball, l’effectif est composé de joueurs talentueux. C’est une équipe qui rassemble les compétences aussi bien techniques que collectives.

Un conseil ?
Comme conseil je dirai aux personnes qui veulent évoluer des ce sport d’être humble, d’accepter les critiques. Elles nous permettent d’améliorer notre niveau. Il faut également travailler et être persévérant. On peut être bon quelque soit l’âge sur le terrain. Enfin à mes amis je dirai de toujours poursuivre leurs études, c’est ça l’essentiel.

Ton mot de fin
Je salue tous mes amis de l’Entente Sportive de Bingerville, qui m’ont soutenu dans les bons comme les mauvais moments, surtout mon coach et ma mère qui ont toujours été là pour me corriger. Je n’oublie pas mon coach Djé Guillaume qui abat un gros travail au niveau de la communication du club. Merci à Sportif 225 pour l’interview.

Anselme Blagnon

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