Itw – Handball : Daniel Aliman rêve d’atteindre le sommet

Athlète évoluant à la Société Omnisports de l’Armée (SOA), section handball Daniel Aliman est passé par Évidence HB avant de rejoindre les militaires. Admirateur de Daniel Narcisse, ce férus de handball français rêve depuis tout petit jouer à Montpellier HB. Sportif 225 l’a rencontré à l’issue de la saison 2013-2014 marquée par le sacre de  son club.

Daniel 1

Peut-on avoir une idée de votre parcours ?

J’ai commencé la pratique du handball en 2000 dans le centre de formation de Don Bosco. Après la dissolution de cette structure, le coach Dembélé Minata s’est dirigée dans la commune de Koumassi pour créer son centre. Appelée, Évidence l’équipe évolue aujourd’hui en première division. En 2010, j’ai été recruté par la SOA après avoir renforcé l’équipe pour la coupe d’Afrique des clubs champions au Maroc. De retour en Côte d’Ivoire j’ai directement intégré  l’effectif. J’y évolue présentement.

Courtisé par plusieurs équipes qu’est-ce qui vous attiré à la SOA ?

J’ai été effectivement courtisé par d’autres équipes en son temps. J’ai choisi de jouer à la SOA après avoir écouté les conseils de mon grand frère Aliman Charles, lui-même évoluant dans cette équipe. Il m’a donné des conseils qui allaient me permettre d’évoluer dans ma carrière. Le choix s’est vite fait puisque les conseils donnés entraient dans le cadre de ce que je m’étais fixé comme objectif. Celui d’atteindre le sommet au plan national et pourquoi pas profiter de cela pour m’exprimer au plan international.

D’où est venue cette passion pour ce sport-là ?

A nos débuts à Don Bosco, nous avions appris à jouer à plusieurs disciplines surtout les sports de main. J’ai commencé par le basketball, le handball puis le volleyball. Je me suis adonné au handball parce qu’il m’offrait l’opportunité de m’exprimer, exprimer mon talent. Je l’ai donc choisi pour me perfectionner.

Vivez-vous essentiellement du handball ?

Il faut savoir déjà que ce sport ne nourrit pas son homme au plan national. Partant de là,  il faudrait  avoir des activités hormis ce sport, avoir plusieurs cordes à son arc, développer d’autres compétences pour joindre les deux bouts. Présentement, je suis étudiant en 3e année de Droit à l’Université de Bouaké. Je me consacre pour l’instant à mes deux passions: les études et le sport.

Comment arrivez-vous à concilier sport et études ?

C’est une question de planning, il faut aménager son emploi du temps pour concilier sport et études. Ce n’est pas facile puisque je suis à l’Université de Bouaké. En période de championnat, je viens participer à quelques matchs importants.

La saison vient de s’achever quel bilan dressez-vous au niveau personnel ?

La saison a été positive dans l’ensemble. Elle est d’abord une réussite au plan collectif avant d’être une réussite sur le plan personnel. Car sans mes coéquipiers je n’aurais pas pu réaliser de belles performances lors des matchs. Nous sommes satisfait de notre saison et espérons pourvoir rééditer ce genre de prestation plus régulièrement et pourquoi pas conduire l’équipe vers des sommets au plan international.

La finale contre le Red Star revêtait-elle un caractère particulier ?

Effectivement, le match revêtait un caractère spécial en ce sens qu’un parfum de revanche planait en l’air, puisque nous avions déjà perdu la Coupe Nationale à l’issue des prolongations. Il fallait se rattraper. Ne voulant pas rater l’une des compétitions africaines en 2015, nous avions à cœur de remporter un trophée au moins pour sauver notre saison, c’est ce que nous avons fait. Ce titre va donc  nous permettre de participer au prochain championnat d’Afrique des Clubs de Champions.

Avant la finale vous avez fait un post sur facebook pour vous plaindre de la programmation de match peut-on savoir les raisons de votre courroux ?

C’était juste pour dénoncer le fait qu’on ne mette qu’en lumière le handball féminin. Nous pensons qu’avec les moyens, les équipes masculines peuvent faire autant que les dames, pourquoi pas mieux. Il faut donc que la discipline soit revalorisée à juste titre.

Un regard sur le niveau général de la discipline ?

Par rapport aux années précédentes, je pourrai dire que le niveau général a un peu baissé. Cela pourrait s’expliquer l’insuffisance de compétitions jeunes organisées par la fédération avec pour conséquence le déclin du niveau général.  Il faut également noter qu’il y a un vieillissement des athlètes. Il faudrait donc revoir au niveau de la jeunesse pour qu’elle puisse remplacer valablement la génération qui est atteindre en ce moment.

Que faut-il faire alors ?

Je pense que tout le monde (fédération, État de Côte d’ Ivoire) à sa part de responsabilité dans cette histoire. Il faut doter les centres de formations de moyens pour former correctement les athlètes, ce qui permettra de remplacer valablement la génération sortante. L’État doit s’impliquer un peu plus dans la formation même des athlètes puisque les athlètes mieux formés auront un rendement qui sera un peu plus reluisant. On pourra mieux représenter les couleurs de notre pays au plan international. Les responsables de la fédération doivent organiser de plus en plus des formations pour que les entraîneurs puissent actualiser leurs connaissances.

Comment expliquez-vous le fait qu’on ne retrouve pas de nombreux handballeurs sur plan international ?

Je dirai que c’est une question de chance. Chez nous en Afrique on dit « c’est l’homme qui fait l’homme ». Le départ de joueuses vers l’extérieur se fait avec l’aide de présidents de clubs puissants. Ce qui n’est pas le cas chez les hommes. Il nous faut des représentants au niveau international pour que cela rejaillisse sur l’équipe nationale.

En tant qu’athlète quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté ?

La difficulté que je peux évoquer c’est le manque d’assurance, de couverture médicale lorsque nous nous blessons il n’y a pas de prise en charge de la part du club et nos problèmes personnels qui sont rarement traités par nos dirigeants sous prétexte que les moyens font défaut. C’est toujours la phrase qu’on répète à tout moment et franchement c’est difficile de s’adonner au sport qu’on aime lorsque les moyens financiers ne suivent pas.

Des regrets ?

Je ne regrette vraiment pas d’avoir choisi le handball comme discipline principale. Je vies pleinement mon sport, je m’épanouis pleinement dans ce sport là et j’aimerais le pratiquer tant que mes moyens physiques me le permettront. Ce sport m’a beaucoup apporté comme bonheur et pour rien au monde je ne le quitterai.

Des conseils

Je demanderais à ceux qui souhaitent  pratiquer le handball d’être persévérants. Comme je l’ai dit,  ce sport ne nourrit pas son homme sous nos cieux, c’est  donc une passion. S’ils veulent donc s’adonner à la pratique de ce sport et faire carrière, qu’ils ne voient regardent pas d’abord au côté financier. qu’ils se consacrent corps et âmes à la discipline lorsqu’ils auront de belles performances ils auront des offres alléchantes de clubs à l’extérieur. Il faut de la persévérance dans le travail.

Anselme Blagnon

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